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La formation du futur citoyen et de l’esprit critique en classe restent complexes. L’Enseignement Moral et Civique (EMC) est un enseignement spécifique que les autres disciplines n’enseignent pas. Les spécificités de l’EMC viennent qu’il aborde des savoirs pratiques (transmission d’un savoir sur ce qui doit être) et non des savoirs théoriques (la description de ce qui est …). L’objectif est bien de réfléchir, de discuter, d'échanger, d’argumenter sur les énoncés pour en valider la justesse et élaborer un premier jugement moral et citoyen. Les pratiques dans les ateliers ont pour objectif de développer la capacité à penser par soi-même des élèves, de commencer à les assurer contre les manipulations de tout ordre et de développer leur verbalisation qui est tâtonnant.
Les ateliers ont redémarré pour la 8e année proposant des entrées thématiques spécifiques au cours de l'année scolaire lors de trois sessions, combinant les thèmes du programme d’Enseignement Moral et Civique de chaque niveau et des cas d’étude pratique.
La première session comme chaque année scolaire portent sur un thème commun aux trois niveaux (5°/4°/3°) associant la laïcité et le vivre-ensemble. Elles se déclinent à des niveaux d’attente différents autant sur le fond et la forme orale attendus. L’accent cette année a été mis sur la première valeur, pour les cinquièmes, « C’est quoi la laïcité ? », ils doivent explorer son histoire, sa charte, les valeurs et les symboles qui y sont associés. Le niveau quatrième doit pousser cette réflexion sur le choix d'un personnage porteur de celle-ci. Les classes de troisième ont une démarche qui se conclut par un approfondissement « En quoi la laïcité selon vous favorise-t-elle le vivre-ensemble ? »
Les 5°B et les 3°D ont ouvert les ateliers évoquant le respect de l’autre, le refus des discriminations, mais aussi la liberté de penser, l’esprit critique, la tolérance, l’émancipation par le savoir et la culture. Les classes de 5°A, 4°C, 4°D et 3°E s’engagent dès lundi pour une semaine de prise de parole.
Des mises en interrogation qui débouchent sur une réflexion autour de notions, mais pas uniquement, cette pratique de la réflexion philosophique permet également de développer les compétences de l’oralité, au sens large, c’est-à-dire un process de communication où un message est transmis de vive voix par un locuteur à un auditoire.
Les compétences travaillées sont multiples comme prendre confiance en soi, apprendre à prendre la parole en public, développer le langage oral, s’inscrire dans un échange et en intégrer les règles comme écouter et respecter les idées et la parole des autres, leur donner de la valeur, développer son vocabulaire, donner du sens pour structurer son argumentation et initier un sens critique. L’exigence d’un temps limité et la possibilité d’avoir des notes et donc de les gérer, d’intégrer un support numérique ou l’utilisation du tableau ou d’affiches en appui de sa prestation participent également à cette maîtrise de l’oral.
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